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La vie de l'école

Comment éviter que votre alternant ne parte chez la concurrence une fois son diplôme en poche ?

Depart

Pendant un an. Parfois deux.

Vous l'avez formé, accompagné, intégré à l'équipe. Il connaît vos clients, vos outils, vos méthodes de travail et votre culture d'entreprise.

Progressivement, il est devenu autonome. Productif. Indispensable sur certains sujets.

Puis arrive la fin du contrat.

Vous proposez un CDI.

Et quelques semaines plus tard, il rejoint une autre entreprise.

Pour de nombreux dirigeants, cette situation est particulièrement frustrante. Car au-delà du départ d'un collaborateur, c'est tout l'investissement réalisé pendant son alternance qui semble s'envoler.

Pourtant, dans la majorité des cas, la décision de partir ne se joue pas au dernier moment.

Elle se construit bien avant l'obtention du diplôme.

Le vrai risque n'est pas le recrutement, c'est la fidélisation

Les entreprises consacrent souvent beaucoup d'énergie à recruter leur alternant.

Recherche de candidats, entretiens, intégration, accompagnement, formation...

Tout est mis en œuvre pour sécuriser le démarrage.

Mais une fois l'étudiant installé dans son poste, une erreur fréquente apparaît : considérer que la fidélisation se fera naturellement.

Or, le marché du travail a profondément changé.

Les jeunes diplômés reçoivent davantage de sollicitations. Les recruteurs identifient les profils prometteurs plus tôt. LinkedIn facilite les approches directes. Les cabinets de recrutement ciblent désormais les étudiants avant même la fin de leur formation.

Dans ce contexte, attendre les dernières semaines du contrat pour parler d'avenir revient souvent à arriver trop tard.

Les meilleurs alternants sont aussi les plus sollicités

Le paradoxe est simple.

Les alternants que les entreprises souhaitent conserver sont généralement ceux qui attirent également l'attention d'autres employeurs.

Parce qu'ils ont déjà une expérience significative.

Parce qu'ils connaissent les réalités du terrain.

Parce qu'ils ont démontré leur capacité à apprendre rapidement.

Pour les entreprises concurrentes, ces profils représentent souvent une opportunité particulièrement intéressante : recruter un jeune professionnel déjà formé, déjà opérationnel et disposant d'une première expérience solide.

La concurrence ne commence donc pas après le diplôme.

Elle commence pendant l'alternance.

La fidélisation commence souvent six mois avant la fin du contrat

Les entreprises qui réussissent à conserver leurs alternants ont souvent un point commun.

Elles parlent d'avenir bien avant la fin du parcours.

Elles ne laissent pas l'étudiant dans l'incertitude.

Au contraire, elles construisent progressivement une trajectoire.

Quels projets pourra-t-il piloter demain ?

Quelles responsabilités pourra-t-il prendre ?

Comment son poste évoluera-t-il après l'obtention du diplôme ?

Quels seront les prochains défis à relever ?

Ces discussions permettent à l'étudiant de se projeter.

Et lorsqu'un collaborateur se projette dans une entreprise, il devient naturellement plus difficile pour la concurrence de l'attirer.

Les jeunes générations cherchent davantage qu'un contrat

Longtemps, la fidélisation reposait principalement sur la rémunération.

Aujourd'hui, les attentes ont évolué.

Bien sûr, le salaire reste important.

Mais les étudiants recherchent également de la visibilité, des perspectives d'évolution, un environnement de travail stimulant et la possibilité de continuer à apprendre.

Ils veulent comprendre où ils vont.

Ils veulent savoir quelle place ils pourront occuper demain.

Lorsqu'une entreprise est capable de répondre à ces questions, elle renforce considérablement son pouvoir d'attraction.

Transformer l'alternance en pré-intégration durable

Les entreprises les plus performantes considèrent aujourd'hui l'alternance comme une phase de pré-recrutement.

L'objectif n'est plus uniquement de former un étudiant.

L'objectif est de préparer un futur collaborateur.

Cette approche change tout.

Les missions deviennent progressivement plus stratégiques. L'autonomie augmente. La confiance s'installe. Les responsabilités évoluent.

L'alternant cesse d'être perçu comme une ressource temporaire.

Il devient un membre à part entière de l'organisation.

Lorsque cette transition est réussie, le passage vers un CDI devient presque naturel.

BTS, Bachelor, Mastère : préparer la suite dès aujourd'hui

À l'ENC Nantes, les entreprises recrutent des alternants en BTS (Bac+2), Bachelor (Bac+3) ou Mastère (Bac+5) dans des domaines variés : commerce, marketing, communication, ressources humaines, digital ou gestion.

À chaque niveau, la question de l'après se pose.

Un étudiant en BTS MCO ou BTS NDRC peut poursuivre son parcours en Bachelor tout en restant dans l'entreprise.

Un étudiant en Bachelor peut évoluer vers un Mastère en alternance.

Cette continuité permet aux entreprises de construire des parcours de fidélisation particulièrement efficaces.

Au lieu de recruter régulièrement de nouveaux profils, elles développent progressivement les talents qu'elles connaissent déjà.

Le rôle clé du manager dans la fidélisation

La décision de rester dans une entreprise dépend rarement uniquement de la direction.

Elle dépend aussi du quotidien.

De la qualité du management.

De la confiance accordée.

De l'intérêt des missions.

Les managers jouent un rôle essentiel dans l'engagement des alternants.

Ce sont eux qui donnent du sens aux missions. Qui accompagnent la montée en compétences. Qui permettent aux étudiants de se sentir utiles et reconnus.

Dans de nombreux cas, les alternants quittent moins une entreprise qu'un manque de perspectives.

Comment l'ENC accompagne les entreprises

À l'ENC, nous ne nous limitons pas à la mise en relation entre un étudiant et une entreprise.

Nos chargés de relation entreprise assurent un suivi régulier tout au long du parcours.

Ces échanges permettent de comprendre les attentes des étudiants, d'identifier les éventuels signaux faibles et d'accompagner les entreprises dans leur stratégie de fidélisation.

L'objectif est simple : maximiser les chances de transformer une alternance réussie en recrutement durable.

Parce qu'un alternant qui reste après son diplôme représente souvent l'un des recrutements les plus rentables qu'une entreprise puisse réaliser.

FAQ : fidéliser un alternant après son diplôme

Pourquoi certains alternants refusent-ils un CDI ?

Le plus souvent, ils manquent de visibilité sur leur avenir ou reçoivent des propositions plus attractives avant même la fin de leur contrat.

Quand faut-il commencer à parler d'embauche ?

Idéalement entre six et neuf mois avant la fin de l'alternance afin de construire progressivement un projet professionnel commun.

La rémunération est-elle le principal facteur de fidélisation ?

Elle est importante, mais les perspectives d'évolution, les responsabilités et le management jouent également un rôle majeur.

L'ENC accompagne-t-elle les entreprises dans cette démarche ?

Oui. Nos équipes suivent les étudiants et les entreprises tout au long du contrat afin de favoriser des collaborations durables.

Les talents que vous cherchez sont parfois déjà dans vos équipes

Chaque année, des entreprises passent à côté de leurs meilleurs recrutements parce qu'elles attendent trop longtemps pour parler d'avenir.

Ne laissez pas la concurrence récolter ce que vous avez contribué à construire.

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